Cette ligne « qui suit librement son chemin ».

La ligne de mes romans se cristallise en un référent constitutif visuel, une obsession érigée en mécanique représentative du lieu où depuis le début de ma pratique de mise au carré de la prose hypergraphique, je contemple l’étendue de la substance de cet art hybride

Une obsession érigée en une matérialité représentative de ce lieu où depuis que la prose métrique s’affranchit du discours, elle se concrétise au travers des lignes et des mots (« Les paroles perdent leur spontanéité toute auditive et deviennent des mots » Isidore Isou ), en passant par la ligne purement imaginaire qui parachève ce cursus comme un retour aux origines d’une super-écriture essentielle et simplifiée que cette forme dérisoire symbolise dans cette grande cour de Blois dont on aperçoit les imposantes colonnes protectrices, les anges tutélaire du romanesque (et de cette narration qui par purification devient fiction) comme je la vis intérieurement et essaie de la restituer au jour le jour (Leur plan de vie étant dessiné ligne à ligne).


Qu’est cette pauvre ligne (Je hais le mouvement qui déplace les lignes), cette épure minimale autour de cette accumulation de romans potentiels hébergés par ces hauts lieux d’une Renaissance spirituelle et créatrice sans précédent ?

Certainement, la proportion d’un infime romanesque multiplié par l’imagination de ceux qui y apposeront leurs pensées surgissant  de mes carrés essentiels.

Anne-Catherine Caron, avril 2013


Réalisation accomplie dans le cadre de la manifestation "Combats d'idées", Fondation du doute , Blois, 6 avril 2013.



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